VIH, son impact sur la grossesse. Il faut en parler! 1/2

Bonjour à toutes!
Après un weekend pas anodin je n’ai rien trouvé de mieux que de prendre un sujet hyper tabou^^

Le VIH!!!

Ce n’est pas du tout un article de morale, loin de là. Mais plutôt d’information. Car même si ce n’est pas la majorité des femmes enceintes qui sont concernées. Celles qui le sont ne le savent pas. Je m’explique. En réalité dans nos pays industrialisés et même partout ailleurs, peu sont ceux et celles qui se font dépister contre le VIH. Et donc tous les moyens qui existent pour permettre une grossesse et un accouchement sans risque pour le bébé et la mère ne sont pas utilisés. Car les femmes ne savent pas qu’elles sont contaminées.

vih impact grossesse

Petite mise au point:

Être enceinte alors qu’on a le VIH ne semble pas influer l’évolution de celui-ci chez la mère et n’est donc pas spécialement une situation de risque pour la future maman. En revanche une infection du VIH a un réel impact sur la grossesse. C’est la raison pour laquelle les mères concernées doivent être suivies dans une maternité spécialisée.

Aujourd’hui d’après L’INSERM, le pourcentage de transmission du VIH à un nouveau-né dans un pays industrialisé est inférieur à 1%. La transmission est donc faible, alors qu’il y a 23 ans en Europe on parlait de 20% de transmission, aux USA 30% et en Afrique 45%.

Le risque est donc de contaminer le bébé à venir. Cette contamination peut se faire à différentes périodes de la grossesse. Une contamination dès le début de la grossesse chez l’embryon aboutie le plus souvent à un avortement spontané. Mais on la retrouve le plus souvent en fin de grossesse à cause de l’augmentation de la perméabilité transplacentaire.

Traitement VIH et grossesse :

L’objectif va être non pas d’éradiquer la maladie, mais de faire en sorte que la charge virale dans l’organisme baisse au point de devenir indétectable. Et ainsi diminuer fortement le risque de contamination de l’enfant. Pour se faire la mère va devoir suivre un traitement anti-rétrovirus (ARV). D’après une étude faite par l’INSERM, les femmes enceintes sont aussi réceptives que les femmes non enceintes au traitement (plutôt bonne nouvelle ^^). Cependant l’étude met un doigt sur la durée du traitement qui parfois n’est pas assez long pour atteindre le seuil de charge virale indétectable au moment de la naissance. Donc plus le traitement est débuté tôt plus le risque de transmission au nouveau-né est faible. On note également que les quelques transmissions mère-foetus qui se font tout de même ne sont pas dues à une inefficacité du traitement mais plutôt à sa non prise.

En effet si le traitement n’est pas pris sur une assez longue durée chez certaines femmes c’est simplement parce qu’elles ont apprit leur séropositivité durant la grossesse. Et par conséquent il y en a aussi qui ne seront jamais dépistées, donc jamais traitées, et se sont elles qui sont susceptibles de transmettre le VIH au fœtus. Le dépistage du VIH est donc encore la meilleure solution pour éviter les transmissions du VIH car les traitements pourraient être pris avant même la grossesse, ce qui réduirait considérablement le risque de transmission.

Interruption volontaire de grossesse :

Chez les femmes enceintes ayant le SIDA (Attention le sida c’est pas la même chose que le VIH!) ou un taux de charge virale très élevé, en tenant compte de leurs capacités immunitaires, et de l’évolution de la maladie, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) reste une option parfois plus sécuritaire pour la mère. Dans le cas du VIH et ici du SIDA les femmes doivent être totalement informées. Au deuxième trimestre de grossesse l’IVG reste toujours autorisée si vous en faites la demande à un expert.

Autres moyens de conception :

Dans le cas où les futurs parents sont au courant de leur situation. Il est possible de recourir à d’autres moyens pour concevoir un enfant en supprimant ou diminuant le risque de contamination du bébé et parfois du conjoint. Si seul l’homme est séropositif, on peut envisager une insémination avec du sperme d’un donneur. Ou alors une insémination avec du sperme du conjoint mais traité (ne fait que diminuer le risque, n’est pas fiable à 100%).

Le mot de la fin… ou presque

J’espère que cet article ne vous aura pas trop fait peur…
Et comme c’est un vaste sujet, vous avez trop de chance la suite arrive la semaine prochaine! Mais cette fois on verra ce que le VIH implique pour l’accouchement.

Si vous avez des questions sur le sujet n’hésitez pas. Je ne veux pas vous assommer avec toutes ces maladies mais je pourrai surement répondre si vous avez des questions supplémentaires.

N’hésitez pas à me dire si ce genre d’articles un peu spécifique, tabou, informatif vous plait ou non. De mon point de vue étudiante sage-femme je trouvais le sujet très important. Mais peut être ce n’est pas l’avis de tout le monde 🙂

Sur ce je vous dis à la semaine prochaine! Et si tu veux être avertie des nouvelles publications tu peux t’abonner ici! 😀

A lire aussi

Bibliographie

– Organisme Mondial de la Santé. (2015). Naître sans être infecté par le VIH et la syphilis. En ligne http://www.who.int/features/2015/born-hiv-free/fr/, consulté le 8 mars 2017

– Institut National de la Santé et de la recherche médicale. (2012). VIH : traiter les femmes enceintes le plus tôt possible. En ligne http://www.inserm.fr/index.php/actualites/rubriques/actualites-recherche/vih-traiter-les-femmes-enceintes-le-plus-tot-possible, consulté le 8 mars 2017

– Karmochkine, M. (2014). Prise en charge-Infection à VIH chez les femmes : Conception et grossesse. En ligne sur le site Vih.org http://vih.org/20140514/infection-vih-chez-femmes-conception-et-grossesse/64891, consulté le 8 mars 2017

– Gayraud, M., & Lortholary, O. (s.d). Soins infirmiers aux personnes atteintes de maladies infectieuses et aux personnes atteintes de l’infection par le VIH (2ème éd.). Paris : Masson.

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2 thoughts on “VIH, son impact sur la grossesse. Il faut en parler! 1/2

  1. Pingback: VIH, son impact sur l’accouchement 2/2 - Grossesse & Blouses Roses

  2. tess alexander Reply

    L’infection au VIH de la mere durant la grossesse augmente considerablement les risques de transmission du virus lors de l’accouchement car la grossesse a lieu durant la phase primaire de l’infection.

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